Croisée des Rêves

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 Dokan à la capitale

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Dokan



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Date d'inscription: 03/07/2007

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Race: Elfe doré
Age: près de 150 ans
Localisation: Capitale de l'Ile des Glaces

MessageSujet: Dokan à la capitale   Jeu 5 Juil - 10:20

Le calme était revenu dans la salle. Le conflit s'était déplacé avec le départ de l'assassin et transformé en une chasse à l'homme.

Dokan allongé sur le sol, les yeux vitreux fixés vers le plafond souriait intérieurement.

Le poursuivant est il vraiment le chasseur ?
Quelle bande de larves! Je savais bien que c'était une merde cette mission. Je ne pouvais pas la refuser ... Le fait d'être avec les hommes personnels d'Aramir devait me rassurer ... Sans les mercenaires des commandos, la Compagnie du Lion d'Or est vraiment un ramassis de loqueteux.
Ils étaient une dizaine affectés à la garde de ces hauts dignitaires Avalonais. Ils étaient une dizaine de Lion d'Or et de locaux jumelés sensés faire partie de l'élite. Deux assassins entrent de manière frontale et en deux vagues d'une personne!!! Seuls trois des gardes sont d'une utilité quelconque dont le leader du Lion d'Or. Personne ne fut capable d'arrêter le premier assaillant qui parvint jusqu'à sa cible. Il faut avouer que c'était du coriace: j'ai du utiliser mon katana comme une scie pour trancher sa tête et l'immobiliser!
L'arrivée du deuxième assassin ne laissait présager rien de bon. Malgré ses traits déformés par une expression animale je reconnu le bras droit du Duc xxx. Ma perception de la situation en fut éclaircie. Cet assaillant serait non seulement coriace mais talentueux. D'ailleurs il le démontra quand confronté à trois opposants, sensés être les meilleurs, il maîtrisa la situation sans la moindre difficulté.

Le regard de l'elfe doré reprit vie. Dokan se mit à bouger et sentit une douleur aigue.
Rien de grave
Il simula une blessure grave lorsqu'il se leva. Maculé de sang qu'il était la comédie ne serait pas difficile à tenir. Après avoir récupéré ses affaires, il sortit de la salle, puis du château. Il croisa quelques gardes qui semblaient affairés.

Il parcourut les rues de la capitale en direction de son lieu de repos. Il repensa à ces derniers mois au gré des avenues.

Il était venu dans les Iles des Glaces pour différentes raisons.
Tout d'abord, il voulait se perfectionner à l'arme en se confrontant à de nombreuses situations conflictuelles et en cotoyant de véritables guerriers. Résultat des courses, les seules lames correctes étaient au sein du groupe de Varandos, groupe aujourd'hui disloqué.
Ensuite, il avait apprécié sa première rencontre avec Aramir: un elfe doré qui comme lui voulait redonner noblesse et grandeur à son peuple. Aussi l'avait il suivi pour voir s'il pouvait joindre leurs efforts dans ce but commun. Néanmoins le Grand Capitaine du Lion d'Or Aramir avait été un parti des plus décevants: il avait fait appelé aux pillards de Zorm, cautionnait la vente d'esclaves, cotoyait sans ressentiments des membres de l'Ordre Obscur. Il y avait nulle chose honorable en tout cela qui vaille la peine de se battre.

Finalement, il voulait prendre possession d'une terre et faire commerce avec le Torrent d'Argent. Malheureusement la victoire nécessaire à cette entreprise semblait de plus en plus intangible. Les quelques lames correctes disparaissaient tandis que l'opposition se faisait plus forte.
Le seul point positif à ce périple était la rencontre avec Véria.

Sur ses pensées il arriva à son auberge.

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(HRP: je m'arrête là car je ne suis pas sûr: je crois que Véria m'avait laissé un mot dans ma chambre)

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Dokan



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MessageSujet: Re: Dokan à la capitale   Lun 9 Juil - 18:59

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(HRP: Ecrit du MJ)

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DOKAN - Iles des Glaces


Alors que les hurlements s'éloignent…

L'odeur écoeurante de la chair brûlée envahit déjà toute la suite royale alors que tu quittes le lieu du massacre. Tu enjambes prudemment le corps d'un chevalier sévèrement charcuté à deux endroits. "Quelle boucherie !" Laisses-tu échapper. Une once d'admiration à la vue de la force du sénéchal du Duc Feregar ? Impossible de stopper un tel monstre. Ouais, monstre, il n'y a pas d'autres mots pour qualifier la force de ses coups. Sans compter ce qu'il a encaissé sans broncher. Tu as bien fait de rester au sol, tu n'aurais été qu'un épi de blé supplémentaire à faucher. Inutile de faire partie de la récolte. En parlant de récolte, tu la contemples. Quel carnage ! En quelques instants, le sénéchal a balayé chevaliers, commandos et mercenaires. Ici et là se voit encore les entrailles de la … tu détournes le regard soudain écoeuré. Aucune gonzesse ne mérite un tel sort, ce type est vraiment inhumain ! Tu as bien fait de régler son compte à son acolyte. Sans cœur, sans tête et cramé jusqu'à la moelle, il n'ira pas plus loin "Un de moins !" Lâches-tu rageusement en prenant un morceau de tissus pour le coller à ton nez alors que l'odeur envahit désormais le corridor. Tu hâtes le pas.

Alors que tu quittes le bâtiment, tu te demandes ce qu'aurait donné le style sans force de ton oncle face à une telle brute. Tu ricanes, pas grand-chose peut-être. Par contre, tu es à peu près sûr que ton père ou son bras droit aurait découper le sénéchal par morceau jusqu'à ce qu'il ne puisse plus bouger et alors… il aurait subit le même sort que l'autre
Tu quittes le palais royal sans encombre - maculé de sang et le regard encore plein de colère, les gardes s'écartent sans un mot - tu remarques que les hommes du Lion d'Or arrêtent le dernier témoin survivant du drame : le prêtre de Légir est emmené manu militari. "Encore un qui va passer un sale quart d'heure" murmures-tu entre tes dents.
Tandis que dans le lointain, les sifflements des hommes du Lion percent la nuit auxquels répondent des hurlements dans le lointain, tu t'éloignes pour rejoindre ta chambre.


Home sweet home

Désormais logé non loin des maisons des guildes, le quartier du Lion d'Or, tu bénéficies enfin d'un peu de tranquillité et d'indépendance. Tu disposes de ton propre petit appartement situé dans une ancienne demeure. Tu as pris place dans ce qui devait être la chambre des gamins. Ni trop grande ni trop petite, située ni au rez-de-chaussée ni sous les toits, les seuls accès sont la fenêtre et la porte. Si le rez-de-chaussée reste un capharnaüm sans nom après le pillage, tu as dégagé un peu l'étage afin de t'aménager une pièce pour l'entraînement et un endroit où manger et te laver. Tu ne descends que pour allumer le feu - tu bénis le système local de répartition de la chaleur qui maintient une température décente - càd supérieure à zéro.

Tu assènes à la porte d'entrée un bon coup d'épaule afin de l'entrouvrir. Tu passes ensuite la main afin de retirer la grosse corde que tu as installée en double sécurité. Les casseroles suspendues font un boucan du tonnerre. De quoi te réveiller même si on s'amusait à te saouler. Enfin chez toi ! Tu refermes rapidement histoire que ce maudit vent ne fasse pas rentrer des kilos de neige. Un rapide coup d'œil te permet de repérer ta prochaine victime. Deux coups de pied plus tard, les restes de la table sont dans l'âtre, un peu de paille des chaises et un peu d'huile et voilà un bon feu qui se prépare. Tu tires prêt de la cheminée le bac rempli d'eau - le sel que tu as mis a empêché l'eau de geler. Tu n'es pas un adepte de Zorn mais tu ne serais pas contre un peu de sa divine chaleur pour réchauffer plus vite cette pièce ! Tu te débarrasses en grognant de tes vêtements déchirés et maculés du sang des uns et des autres. Tu les étales dans la neige qui s'engouffre dans la remise derrière la cuisine en guise de premiers lavages. Tu inspectes rapidement les lames tandis que l'eau chauffe dans le chaudron. Aucun méchant impact, un petit coup de pierre à aiguiser suffira à leur redonner leur fil. Tu lâches un soupir : tes bons vieux katanas te manquent terriblement.

Tu laisses échapper un râle alors que tu t'engouffres dans le bain. Il te faudra deux séances pour te débarrasser des croûtes et de la poisse sanguinolente qui te collait à la peau. Le deuxième bain est déjà plus de la détente. Les yeux rivés sur la mousse à peu près blanche qui flotte à la surface, tu te remémores un moment les veillées nocturnes et les parties de cartes dans vos bacs respectifs… au 1er étage du Dragon dormant à Fortinun. Tu donnerais cher pour retrouver l'ambiance chaleureuse de cette époque. Parfois, tu regrettes de t'être fait embobiner par les douces paroles d'Aramir. Une sacrée leçon ! Tu ne te feras pas avoir deux fois. Au moins récolteras-tu un peu d'or et une réputation de bon sabreur auprès de pas mal de mercenaires. Et puis, outre la conduite de traîneau, as-tu appris quelques trucs côté castagne. Mais le point fort de ce voyage pourrait bien être ta rencontre avec la sauvage Veria…


Un parfum d'épices et de sauvagerie

Tu te laisses couler dans ton bain, ne laissant émerger que le nez et les yeux, les pieds dépassant du bac. Veria … un sacré brin de fille ! Tu penses un instant à ces courbes, à son corps sculpté et ferme, à son regard acéré et passionné et ces danses… que Feï1 te pardonne, tu te demandes comment - mais aussi pourquoi - tu as résisté aussi longtemps aux avances d'une si séduisante femme !
D'ailleurs que fait-elle ? Tu te promets d'aller voir à l'auberge si elle t'y attends ou ne t'as pas laissé un quelconque message. Plus question de la repousser et de risquer de la perdre car non contente d'être une superbe créature, la tigresse est talentueuse ! Herbes, champignons, soins plus quelques connaissances mystiques et étranges, voilà une panoplie parfaite et complémentaire à tes propres talents guerriers. Le côté magie du sang - ou était-ce rituel du sang ? peu importe - ne te dérange au final pas plus que cela. Tu souris et tu sens même une certaine tension intérieure au souvenir de vos premiers ébats dans sa minable chambrette. Son corps superbe parcourus de ces étranges tatouages rouge vermillon soulignaient si parfaitement ses formes….

Oui, il faut qu'elle déménage ici ! Tu la penses vraiment accroc maintenant - une pointe de fierté te fait échapper un petit rire de contentement. Après tout, elle a abandonné le groupe d'Ardremis pour rester ici dans l'espoir de te rejoindre. Qu'elle quitte sa misérable chambre. De plus, l'autre abruti connaît son emplacement, qui sait s'il ne viendra pas insister une nouvelle fois. Cette pensée te décide à aller à l'auberge rapidement.
Tu sors du bain d'un bond souple et tu te sèches rapidement. Heureusement que tu as trouvé ici des tuniques qui t'allaient à peu près. Tu penses néanmoins à te dégotter quelques habits plus adaptés à ta carrure et à ta classe… car tu vas désormais avoir une femme régulièrement à tes côtés.
Tu passes rapidement un coup de pierre à aiguiser sur les lames, tu réajustes toutes tes armes et tu te diriges rapidement vers l'auberge.

Tu gardes l'endroit comme lieu de rendez-vous et de boite postale : il est toujours plus toujours prudent que les gens ne savent pas où tu dors vraiment… surtout depuis que le Duc et ses hommes de main sont en ville. Ni le vent, ni les bourrasques gelées ne te touchent véritablement cette nuit. Tu arrives rapidement à l'auberge des murènes - une taverne surveillée et visitée régulièrement par le Lion d'Or. Malgré l'heure tardive, les soldats jouent, cuvent ou causent. Se réchauffant en sirotant des bières légères - coupées à l'eau donc - ou des tisanes. Tu réveil d'un coup sec sur le comptoir l'aubergiste affalé.
Non, il n'a pas vu la dame qui vient le rejoindre de temps en temps. Un message ? Non plus. Une petite bière fraîche en attendant ? Non ? Très bien, c'est vrai que pour ce qui est fraîcheur, on a déjà suffisamment notre compte après tout - pas vrai ? Que ? Pas d'humour... Bien, bien. Je comprends, le rendez-vous de monsieur le commando est hautement important. Non, non, je suis bien sûr. Quoi que… monsieur le commando a peut-être raison, après tout, j'ai peut-être un petit peu dormi. Elle est peut-être montée sans que je la vois. J'aurais pu le dire plus tôt ? C'est vrai… une petite bière pour me faire pardonner ? Faites comme chez vous, après tout, c'est votre chambre.

Tu gravis les marches trois par trois en serrant les dents de colère retenue. Tu ouvres précipitamment la serrure rudimentaire. Rien. Pas un mot sur la table. Le lit est aussi en désordre que tu l'as laissé. La frustration vient s'ajouter à la colère, tu passerais bien tes nerfs sur le pauvre aubergiste si tu t'écoutais !
Tu empoignes la torche du couloir et tu allumes un feu sommaire dans le brasero disposé près de ton lit. Tu refermes la porte d'un coup de pied et tu fais un tour complet de la chambre. Rien : aucun indice d'un passage récent depuis votre dernière… entrevue ici. "Sale journée, nuit pourrie" maugrées-tu entre tes dents. De dépits et pour combler l'attente, tu refais le lit. Des effluves d'épices et d'herbes qui caractérisent tant Veria s'échappent des draps, ne faisant qu'aggraver ta frustration.
Après un quart d'heure d'attente les pieds et les mains quasiment collés au brasero, tu te dis qu'elle ne viendra pas ou qu'elle n'ose pas venir. Tu t'apprêtes à ouvrir exceptionnellement le volet lorsque tu remarques un foulard brun coincé dans un angle du volet.

A peine l'as-tu pris que tu sens de nouveau le parfum caractéristique de ta maîtresse. Un mot coincé au milieu t'indique qu'elle se cloître dans sa chambre en attendant ton retour. Elle a peur. De quoi ? Tu ne le sais pas… le Duc ? Son ex compagnon de voyage… Peu importe ! Tu pars sur le champ en serrant son foulard dans ton poing.


La tanière

Tu vas bien sûr la retrouver ! Elle va emporter ses affaires et vous aller vous installer dans ton repaire discrètement après maints détours. Elle a effectivement peur, d'un peu tout. En fait, il y a bien du danger mais c'est aussi le fait de se retrouver seule après des mois de voyage en groupe qui l'effraie.
Une fois installée chez toi, l'assurance va revenir rapidement. Tu vas retrouver avec plaisir son petit caractère et sa pointe d'arrogance mêlée à un petit quelque chose de sauvage…
La suite ? Et bien sans poursuivre trop en avant, nous pouvons supposer que vous aller apprendre à vous connaître. Elle n'est pas très chaude à l'idée de sortir trop souvent et te tient le plus souvent que possible à l'intérieur. Et cela marche pendant un temps car entre ses charmes et ses talents d'herboristes, tu restes de nombreux jours à parler des décoctions de toute sorte qu'elle a appris à faire et à bénéficier de ses soins et massages.




---
QUESTIONS pour le MJ :

1/ Vous faites forcément connaissance… Que lui racontes-tu de ton passé ?

2/ As-tu des choses spécifiques à préciser vis-à-vis de cette relation naissante ?
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Dokan



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MessageSujet: Re: Dokan à la capitale   Ven 3 Aoû - 13:01

Une période de détente bien méritée



Avec l'arrivée de Véria, la "tanière" changea du tout au tout. L'étage de vie, jusqu'à dernièrement, se distinguait par ses grands espaces. Les seuls aménagements se concrétisaient par un lit, une malle, un poële et une bassine. Tout était épuré et nul désordre ne régnait, au contraire du rez-de-chaussée. Toutes les autres affaires de cet étage avaient été ajoutées au capharnaüm du rez-de-chaussée et de l'étage supérieur.



Depuis ce jour, Dokan sortit de temps en temps, de préférence le soir, pour se procurer des fournitures telles que des fourrures (pour tapisser le sol de la chambre et servir de couvertures), une table basse, des couverts, un ou deux tonneaux de "bon vin" et quelques mets au minimum correct à défaut d'être raffiné. L'objectif était de créer un endroit quelques peu agréable. A ces courses s'ajoutèrent l'acquisition de différents ensembles de vêtements chauds et distingués pour lui-même et sa compagne.

En vue de procéder à ces quelques achats, il se rendait dans les bas quartiers ainsi que sur l'île au nord de la cité (si elle demeure un quartier actif dans la clandestinité). Il y faisait jouer "le compte du Lion d'Or", en se présentant comme un émissaire du Grand Capitaine Aramir si l'écusson du commando ne suffit pas.



Au gré des jours, les amants apprirent à se connaître. Entre bains, massages et grasses matinées ils se firent quelques confidences sur leurs enfances, adolescences, familles. Dokan raconta son amour des mers chaudes qui est né auprès de son père dans sa plus tendre enfance. Il lui parla de cette époque heureuse sans retenue. Par contre il n’en fut pas de même de son époque d’apprentissage auprès de son oncle. Il fut vague sur le sujet en disant seulement « que ce fut une période routinière et sûrement la plus ennuyeuse de mon existence. Nourriture fade, entrainements répétitifs et sans grands intérêts, aucun temps de liberté, … En résumé la vie fut bien morne. » Il évita de mentionner les elfes noirs et les profondeurs. A l’opposé il parla avec exaltation de ses virées en mer avec les autres jeunes elfes, de la caresse du vent sur son visage. Il aimait parler du vent, au point que l’on pourrait croire avoir affaire à un prêtre elfe gris. « Les vents me guidèrent vers Fortinün où je fis la rencontre d’Aramir qui me convainquit de m’engager dans le Lion d’Or ».



La Méfiance conserve des racines profondes



Même si la compagnie de Véria était des plus agréables, Dokan restait des plus suspicieux. A Fortinün, il avait appris à être méfiant à la limite de la paranoïa. C’était pour cela que depuis qu’il était en Avalon il ne prenait pas vraiment faits et causes pour le Lion d’Or et que son comportement était des plus fluctuants.

Il se posait des questions. Ardrémis était parti vite fait bien fait. Véria est restée alors qu'elle semblait liée à lui, d'une manière volontaire ou non. De plus elle, qui semble inquiète de sa propre sécurité, aurait été plus sereine dans le groupe.

Il aimerait savoir qu'est ce que fait Véria en la capitale. Est-ce à voir avec ses sorties dans le quartier pauvre (Dokan l'avait suivi à leur arrivée à la capitale)? Est-ce que finalement, elle ne reste pas un instrument d'Ardrémis et agit pour son compte ici même ?

Qui était elle au final ? Pourquoi détestait-elle les elfes noirs ? Quelle dette a-t-elle contractée et auprès de qui ? Que prône son culte et quelle est sa place en celui-ci ?



Finalement les jours défilèrent dans la détente la plus agréable qui soit depuis des mois. Mais il était temps de mettre les cartes sur table. Lors d’un repas, il entama :

« - C'est agréable de rester enfermer ici tous les deux. J'aimerai continuer à profiter du moment présent pendant des mois. Mais dehors cela s'agite. Et je ne compte pas rester dans cette île glaciale pendant des années. Aussi il faut préparer les nouvelles aventures...

Jusqu'à présent je faisais un bon duo avec Naëlem, que tu connais d'ailleurs. Mais nos chemins semblent divergés. J'ai quelques affaires à régler. Je dois me pourvoir en armes dignes de ce nom, retrouver des amis qui m'aideront à régler mes raideurs musculaires acquises en combattant ces panthères des glaces. Ensuite je n'ai trop rien de défini.

J'aimerai que tu m'accompagnes.

Si tu as des engagements qui t'enchainent, je t'en libérerai. Si tu as des projets, je serai content de les mêler aux miens »

Il la regarda droit dans les yeux et attendit d’elle une réponse développée


Elle ne semble pas surpris par tes questions... pas le moins du monde. Son regard reste accroche au tien sans ciller. Son sourire moqueur fait son apparition, lentement. Tu ne sais toujours pas si tu detestes cette moue ou si c'est l'un des "trucs" qui t'attire le plus chez elle.

" Dokan... (le ton est souave) Je ne suis pas reste pour le plaisir de contemple les glaces eternelles. Pourquoi avoir traine pour me poser ces questions ? Tu connais dors et deja ma reponse non ? Tu veux l'entendre c'est ca... Bien. Je suis donc restee ici pour toi. Je te suivrais donc sans hesitation ou tu le souhaites. Satisfait ? (son regard luit de cette lueur sauvage... l'origine de ta mefiance ?)
Je n'ai pas de veritables objectifs en tete excepte que je sois plutot pressee de partir de cette situation explosive. Ardremis est parti et ce n'est s'en doute pas pour rien. Le Duc local le cherchait mais ce n'est pas tout. Il a eu une conversation avec l'un des grands capitaines et je crois que c'est ca qu'il l'a decide a partir... (elle baisse d'un ton en ajoutant dans un murmure) alors qu'il avait des projets personnels importants ici. C'est pour cela qu'il m'avait fait venir mais comme il n'a pas pu les realiser je ne serais jamais quel devait etre mon role. Il n'a rien dit a personne. Peut-etre Kradal, Rukbar ou Viskajiit savait-il quelque chose car il parlait parfois de voyage et des eventuels dangers avec l'un ou l'autre. Mais je doute car il etait trop malin et mefiant pour nous en dire plus. Je suppose que mes talents devaient peut-etre servir a rentrer en contact avec certaines tribus qui venerent Luna - certaines de mes ... (elle hesite sur le terme) pratiques sont proches des leurs.

D'ailleurs, il serait temps que je te montre certaines choses car si la situation s'aggrave, il faudra que tu me proteges. Et mes dons te permettront peut-etre de sortir indemne des combats. Toi qui est commando, que sais-tu de la situation reelle dehors ? Pourrons-nous partir a la fin de l'hiver ou faut-il s'attendre a fuir les lieux ? J'espere que tu ne me caches rien de ce cote la ! (regard intense, plissement de sourcils) Car ce n'est qu'avec de la preparation que je pourrais t'etre utile. Tu me poses des questions comme si j'etais coupable de cacher des choses mais que m'as-tu dit de ton cote ? TU ne partages pas les informations qui NOUS permettrons de quitter ensemble ce maudit endroit ! "



(…)





Introduction aux affaires



Un soir comme un autre lors de ses sorties occasionnelles, il avait revêtu des vêtements de type "local" et imbibé ses cheveux d'henné. Il n'oublia pas de ranger dans ses poches des gants de cavalerie extravagants aux couleurs flamboyantes, spécialement achetés pour l'occasion. Puis au moment de sortir, il revêtit un manteau couvrant et se réfugia sous sa capuche tombante. Avançant tête baissée, il faisait son chemin malgré la neige. Son esprit en alerte, il observait tout mouvement. Il se dirigea vers les quartiers réputés comme étant les plus malfamés où il se promena, observant toujours. Il écoutait les conversations et prenaient note de toute chose. De temps en temps il se réchauffait dans un bar devant un vin chaud. Puis il demandait à un aubergiste vers qui il pourrait se diriger pour revendre quelques objets brillants. Il faisait glisser sur le comptoir quelques menues monnaies. Après deux heures de collecte d'informations, il se dirigea vers une première adresse. Il inspecta dans le pâté de maisons, puis rentra dans l'établissement. Il sortit de ses poches ses gants flamboyants, les enfila puis demanda à la clientèle de sortir des lieux. Lorsqu'un ou deux courageux décidèrent de vocaliser leur mécontentement, il attrapa les arrogants et les projeta violemment à l'extérieur. Une fois seul avec le recéleur, il commença à parler affaire: "Il est tombé dans mes oreilles que vous rachetiez différentes pierreries. C'est un commerce lucratif mais quelque peu dangereux. Quelqu'un pourrait souhaiter acquérir vos possessions contre votre volonté ou bien vous attacher, vous saigner et se délecter de votre jus tandis que celui-ci continue à couler de vos plaies! C'est vraiment une activité dangereuse. Aussi je vous propose la sécurité pour cinq pièces d'or par mois (je dis 5 po au hasard, cela équivaudrait à 500 euros). La somme est à payer d'avance! ... Non? Vous refusez ma protection?". L'intrus se dirige nonchalamment vers la porte pour la bloquer. Ensuite il tire les rideaux. "Vous me voyez vraiment désolé ..." Il se dirige d'un air d’autant plus menaçant que son visage restait toujours caché sous sa capuche. "Il m'importe peu que vous n'ayez pas la somme sur vous". Il attrape le recéleur qui se débat. Après quelques gestes violents en vue de calmer la situation, Dokan accroche à une poutre la petite frappe. " Au début tu continueras à te rebeller, puis la douleur se fera plus grande. Alors tu pleureras et tu rageras. Ensuite je te ferai connaître des sensations que tu n'as jamais expérimenté. Nous saurons d'une intimité telle que ... tu ne me refuseras plus rien". Il prit un vieux bout de tissu qui trainait et le fourra dans la bouche du recéleur. Il se remémora les pratiques de Naëlem puis celles des nains de Fortinün. Il s'attela au travail. Avec le temps les gouttes de sueur du recéleur devinrent des gouttes de sang. Finalement vint le moment où la petite frappe devint plus conciliante. Dokan lui posa quelques questions auxquelles le recéleur s’empressa de répondre autant qu’il le pouvait. « Quelles sont les personnalités influentes dans les affaires ? Où je peux les trouver ? A quoi ressemblent t elles ? ». Quand il reçut toutes les informations qu’il souhaitait, il libéra sa victime et n’oublia pas de recevoir son paiement. Il n'eut pas la totalité du montant escompté, mais au final ce n'était pas grave. Avant de partir, il demanda un dernier renseignement: "Quel proxénète me conseilles tu pour me détendre?". Le receleur lui donna un nom et l’adresse. L'elfe souria, abrègea les souffrances de cette pauvre créature et se rendit vers sa prochaine proie.

Ce fut le même modus operandi avec le proxénète et les autres proies qui suivirent. A chaque fois il posait les mêmes questions. L’objectif était de faire coïncider les réponses et d’avoir un maximum d’informations.

A la fin de la soirée, il se retrouva avec une coquette somme et pleins de renseignements. Les seuls témoins qui étaient effectivement dans la capacité de témoigner, étaient ces misérables qui étaient expulsés par un homme au visage caché et aux gants flamboyants.

Il retourna prestement à l’auberge des murènes, sans oublier de faire quelques détours, pour se changer. Il revêtit ses vêtements et équipements habituels de commando du Lion d’Or. Puis il alla, malgré la fatigue et l’heure matinale rendre visite aux petits chefs de la pègre locale.
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Dokan à la capitale

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