
Croisée des Rêves Forum de jeu de rôle |
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| | Chroniques d'un elfe doré | |
| | Auteur | Message |
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Dokan

Nombre de messages: 21 Date d'inscription: 03/07/2007
Identité Race: Elfe doré Age: près de 150 ans Localisation: Capitale de l'Ile des Glaces
 | Sujet: Chroniques d'un elfe doré Jeu 12 Juil - 14:41 | |
| DOKAN - Historique L'enfance Une silhouette dans le soleil rougeoyant… Aussi loin que tu te souviennes, ton premier souvenir va à ta mère. Une image floue, tout juste une silhouette se découpant en contre-jour dans soleil rougeoyant, une figure auréolée d'un rouge orangée, au milieu de pains de sucre verdoyant. Ses cheveux te chatouillait les joues. Une chevelure scintillante au ton presque cuivre. Un murmure aussi. Car elle fredonnait plus qu'elle ne chantait. Le chant était la chasse gardée de ton père, ça aussi tu en es sûr. Le bruit de la mer clapotant autour de toi et le claquement des voiles ont accompagné tes premiers jours. Tu te remémores aussi une douce musique - une lyre ? un instrument à corde, ça, tu en es sûr. La mélodie flottait dans la brise tiède qui caressait ton visage. La marque du père Tu devines plus que tu ne te souviens qu'il y eu des disputes entre eux. Ton père ne t'a jamais véritablement parlé de ta mère hormis pour vanter sa beauté. Il était persuadé que tu aurais sa couleur de cheveux doré à tendance cuivré lorsque tu serais un homme. Cela mise à part, ce fût le silence. Et tu appris à le respecter car la moindre question le mettait dans une colère noire. Tu te souviens d'ailleurs qu'il avait la main lourde. De lui, tu as reçu plus de claques que de caresses. Néanmoins, tu as toujours eu du respect pour cet individu qui t'a toujours paru la personne la plus forte de ton entourage. Ton entourage ? Des marins et des mercenaires : des braillards et des ivrognes pour la plupart. Mais c'étaient aussi des gens qui savaient faire la fête comme jamais tu n'en as rencontré depuis ! Tu te souviens avoir danser et été emporté jusqu'au bout de la nuit dans des farandoles gigantesques à travers des ruelles étroites éclairées de torches. Porté, soulevé par des bras solides, passant d'hommes d'armes en rudes marins avec qui tu as appris à chanter à tue-tête tandis qu'on lutte et qu'on saute autour de grands feux. Ce sont des souvenirs assez vagues, des images, des scènes fugaces et brumeuses du fait de l'alcool que tu bois à l'incitation pressante de cette clique joyeuse. D'aucun pourrait le croire, pourtant ce furent pour toi des jours heureux et insouciants, peut-être les meilleurs de ton existence. La fin fut plus rude. Tu te souviens d'un énorme incendie, du feu qui embrase les maisons à une vitesse incroyable, des cris de rage et d'agonie et partout le tumulte des combats. Tu revois encore parfaitement le visage d'un elfe doré - très souvent en compagnie de ton père - balafré et couvert de tatouages ; il t'emporte loin des flammes. C'est la fuite sur terre puis sur mer avant la guerre. Des images d'îlots pris dans les flammes et dans les cris occupent encore tes rêves. Tu deviens alors un bagage moins important que les armes que tous entretiennent avec amour. Tu en viens à jalouser la longue épée qu'astique constamment ton père tandis que vous errez sur l'eau. Fini les entraînements, les chants et les leçons de vie au bord de l'eau. Tu te souviens avoir été bousculé, d'être devenu un sujet d'agacement et d'énervement pour le paternel. Le visage tatoué du départ Et c'est soudain le départ. Tu n'auras même pas un mot d'explication de ton père. Tu crois avoir entr'aperçu sa silhouette à la proue te regardant partir sur une barque tirée par le fidèle compagnon tatoué - il s'appelait Kerionn ou Ekrionn… C'est un long voyage où, a posteriori, vous deviez être des fugitifs. Tu passes en effet une partie de ton temps caché dans les bras de Kerionn, étouffé mais à l'abri sous son large manteau de peau de marsouin - ou était-ce du requin ? Il est plus attentif que ton propre père - tu l'en as presque détesté pour cela. Il te dit que tu ne peux pas suivre le paternel partout et que tu vas retrouver le frère de ton père. Il affirme que tu comprendras quand tu seras plus grand et qu'un jour tu pourras les suivre, ton père et lui. Après un temps qui te paraîtra extrêmement long, vous arriverez enfin à destination. Avec Ekrionn - ou était-ce Kerionn ? décidément tu ne sais plus - vous attendez dans un hameau de bord de mer. Tu découvres là une nature luxuriante et le plaisir des noix de coco. Présente par milliers, tu t'en gaves - cela reste un de tes péchés mignons encore aujourd'hui - et cela rend l'attente plus douce. Ça et les joyeux entraînements avec un elfe doré qui t'enseigne les balbutiements de la danse de guerre. Viens cependant le moment de la passation. Tu quittes le rude mais souriant Kerionn pour les bras d'un elfe doré impassible - et blafard ! Tu pleures peut-être plus fort que lors de la séparation avec ton père. |
|  | | Dokan

Nombre de messages: 21 Date d'inscription: 03/07/2007
Identité Race: Elfe doré Age: près de 150 ans Localisation: Capitale de l'Ile des Glaces
 | Sujet: Re: Chroniques d'un elfe doré Ven 3 Aoû - 12:49 | |
| Tarek ou la découverte de la discipline Tu es emmené sans un mot. L'homme n'est pas bavard. Du moins ne te gifle t-il pas si ta myriade de questions le dérange. Une situation qui illustre parfaitement le difficile changement auquel tu dois t'acclimater. Le passage d'une vie trépidante et incertaine à un quotidien studieux et sans surprise… sous terre. Ton hôte se fait appelé Tarek par l'ensemble des elfes qui le côtoient. Il partage avec toi son luxueux appartement (en comparaison de tout ce que tu as connu). Un lieu quasiment vide, toujours tiède et silencieux. Confortable mais terne et gris. La transition est rude. L'apprentissage est dur. Tu apprends avant toute chose l'hygiène et la diététique. La désobéissance est punie par l'exercice et le jeûne. Tu es isolé et pendant un temps, Tarek te consacre ses jours et ses nuits. Sa présence continuelle t'incommode fortement toi qui était habitué à gambader librement et à jouer avec les autres enfants (des humains principalement). Ce huit clos en duo est une période difficile et tu regrettes bientôt les taloches du paternel.Mais tu es jeune et souple et tu finis par apprécier les bains chauds quotidiens - les champignons fadasses cuits à la vapeur reste néanmoins une torture pour ton palais ! L'entraînement sera d'abord spirituel. Ton mentor met l'accent sur la concentration. Des exercices quasi mystiques, un enseignement trop spirituel et pas assez concret. Tu appréciais les "exercices" physiques de ton père ou de ses amis ["Essaie donc de grimper là-dessus" ; "Il faut prendre ton épée comme ça … et si tu n'as pas la force de le tenir, va donc me transporter toutes ses jarres dans la cale - et une dans chaque main !" etc.] Ces discours abscons te tape sur le système - rien que d'y penser, même maintenant… Ton mentor n'a jamais fait évoluer son enseignement d'un iota et tu sens qu'il t'a fait porté injustement le poids de l'échec de cet enseignement spirituel. Il est vrai que par rapport à nombre de jeunes elfes noirs du clan bleu (tous cependant plus âgés que toi - mais pas aussi mâture et développé) tu n'as pas cette patience et cette culture de la méditation et autres exercices mentaux enseignés depuis leur plus tendre enfance. Heureusement, viendra le moment où tu rencontreras Ithil. Son esprit rebelle, critique et moqueur est une vraie source de fraîcheur dans un monde de murmures, de recueillements et de réflexions. Il te fera découvrir discrètement l'académie des arts destinée à la jeunesse du clan bleu. De ces heures volées à observer les jeunes elfes s'escrimer aux exercices d'expression corporelle, tu en retiras un goût pour la danse. Il serait faux de dire que tu passeras ta jeunesse à genoux à tenter de trouver un autre état de conscience. Tarek est aussi un guerrier, un excellent guerrier même. De la cour intérieure s'élève tous les jours régulièrement le tumulte d'un entraînement bien plus terre à terre. En compagnie d'elfes noirs, ton oncle ferraille à l'épée longue ou à deux armes. Nombreux sont ceux qui semblent écouter attentivement Tarek et tu as l'impression - et la fierté de penser - que c'est une référence parmi ses compagnons. Il est vrai que tu n'as jamais vu guerrier plus souple avec deux épées. S'il n'excelle ni à l'épée longue, ni à la lance, tu le considères imbattable lorsqu'il prend ses deux épées.Tu bénéficieras donc de l'entraînement d'un excellent bretteur. Même si c'est un mauvais enseignant, tu es conscient d'avoir eu beaucoup de chance. Il faut le reconnaître : ton aisance à deux armes est le fruit de son enseignement. Mais il aura toujours du mal à appréhender ta force hors du commun et ta souplesse, acquises dès ton plus jeune âge. Il n'a pas considéré tes atouts naturels et à au contraire, à essayer de les brimer dans son entêtement à te faire rentrer dans un moule, produit de SA conception du combat. Tu lui en veux un peu pour cela et tu es sûr qu'il faisait fausse route. D'ailleurs, ta pratique personnelle et ton expérience des combats te l'on confirmé depuis. Tu l'as compris, Tarek n'a jamais quitter ce rapport mentor - élève. Votre relation est donc conflictuelle et tendue. Avec l'âge, tu apprends à lui répondre et à critiquer ce mode de vie qu'il essaye de t'imposer. Tu reçois blâmes et punitions régulièrement. L'incompréhension entre vous deux est définitive. Le lignage du guerrier Il y aura cependant quelques moments de grâce. Ces heures passées en sa compagnie à l'extérieur du domaine de la famille Anth Darkin et à l'extérieur de Quan Taranost, sont les meilleures. Tarek oublie alors son rôle et devient ton oncle. Adossés à l'entrée des Hauts Tunnels, vous contemplez ensemble la ville parcourue de lumières tamisées de toutes les couleurs. Ici et là se dressent les tours et les édifices imposants des différents clans. D'énormes oriflammes flottant mollement dans la brise toujours tiède. Un spectacle quasi magique. Il te parle très peu de son passé mais tu apprends néanmoins qu'il a toujours vécu dans les profondeurs ainsi que ton père, son frère aîné. Que ce dernier était un rebelle, qu'il a voulu vivre à la surface et qu'il considère les profondeurs comme le passé de la famille. Tu apprends avec surprise que vous avez donc de la famille dans les profondeurs et à la surface ! Certains sont les hôtes du clan bleu, d'autres sont installés plus profondément, peut-être même dans la légendaire Zanas Mithril. La majorité de votre famille a cependant toujours vécu à l'extérieur. Les liens se sont rompus.Vous êtes des membres de la famille Melek. Une famille noble de moyenne importance à l'époque de Quantras. Selon des érudits du clan bleu, vous étiez dans la partie orientale de l'empire. Guerriers et honnêtes navigateurs, vous prospériez du commerce maritime. Il y a eu une rupture pour d'obscures raisons - idéologiques ? religieuses ? Tarek n'en dira pas plus. Après la chute de l'Empire et l'arrivée des Ténèbres, la famille se disloque complètement. Seuls quelques uns, issus de la branche des "Melek blancs" - tu ne sais pas ce que signifie exactement cette appellation - vont rejoindre les elfes noirs dans leur nouveau domaine afin de les aider à combattre les gobelins. Vous descendez de cette branche installée dans les profondeurs… depuis plus de 4000 ans ! Ton oncle n'est pas très bavard en ce qui concerne les autres membres de la proche famille. Cependant tu arrives à lui arracher que la plupart ne suivent plus la voie du guerrier si chère à ton mentor. Beaucoup sont restés à Zanas Mithril après la création du statu quo, le reste est remonté progressivement à la surface. Tu sens de la déception et de la tristesse dans sa voix lorsqu'il parle de ces "désaffections". Les "blancs" étaient - de ce que tu comprends - des elfes dorés s'appuyant sur des principes de vertus qui ont été abandonnés progressivement. Quel était ce dogme, ces principes ? Tu ne sais pas. La voie du guerrier créée par ton oncle semble s'en inspirer. Ce que tu es sûr, c'est que la neutralité, la non-intervention et l'isolement vis-à-vis du monde sont des notions chères à ton oncle, ce qui le sépare définitivement de ton père. Pour lui, tous les elfes dorés devraient rejoindre les profondeurs et suivre le régime drastique qu'il s'impose à lui-même - et à toi. |
|  | | Dokan

Nombre de messages: 21 Date d'inscription: 03/07/2007
Identité Race: Elfe doré Age: près de 150 ans Localisation: Capitale de l'Ile des Glaces
 | Sujet: Re: Chroniques d'un elfe doré Ven 3 Aoû - 12:50 | |
| La lance et les épées. Bien sûr, ces révélations arrivées sur le tard alors que votre relation est tendue n'arrangent pas les choses. Tu essaies d'en savoir plus sur les autres membres logés dans le clan Bleu. Tu interroges les compagnons d'armes de Tarek mais la réponse est toujours la même : il est seul juge de ce qu'il doit te dire.Tarek semble faire partie d'un groupe. Ce sont pratiquement les seules personnes qu'ils côtoient en ta présence. De tant à autre, il porte un blason où figurent deux épées croisées associées d'une lance tenue à la verticale. Les Servants de la Lance et de l'Epée est un important rassemblement de guerriers qui regroupent des elfes de différents clans (Bleu majoritairement, Rouge dans une moindre mesure). Ils partagent vraisemblablement certaines vertus guerrières prônées par ton oncle. Tu penses qu'il a toujours voulu que tu en fasses parti mais ne t'a jamais trouvé digne… Ce symbole, tu l'as vu sur l'un des coffres où ton père rangeait soigneusement son équipement de guerrier, se pourrait-il qu'il en fasse parti ? Tu n'as pas la réponse mais aux vues des règles de ce groupe, tu doutes qu'il en fasse encore plus parti. Melek A force d'efforts et de questions, tu finiras par connaître quelques familles du clan Bleu accueillant des Melek. Peut-être en as-tu même croisé un ou deux. Mais l'accueil sera le même à chaque fois : ils sont aussi inexpressifs et enthousiastes que ton oncle, voir plus méprisant à ton égard. Eux aussi sont des Servant de la Lance et de l'Epée. Ils accordent beaucoup d'importance à cette différence qui vous séparent.Le constat est amer : les membres du clan Bleu sont bien plus agréables et ouverts que les membres de ta propre famille recluse sur elle-même et plus proche de lointains cousins elfes noirs que de leur propre sang.La vie dans les profondeurs devient bientôt insupportable. La surface t'évoque tant de bons souvenirs en comparaison. Ici, l'étiquette et les codes sont les vis d'un carcan que tu supportes de plus en plus mal. Les spectacles de l'académie des arts du clan Bleu, les promenades à l'orée de la ville et les discussions avec Ithil ne sont plus suffisantes pour éteindre ton insatisfaction : tu étouffes ! Inconsciemment l'idée du départ germe au fond de ton esprit. La musique du départ Ithil est parti il y a quelques semaines pour une "promenade" avec son père. Lui au moins à un père, même si ce dernier est souvent absent. D'ailleurs, tu ne comprends pas ton compagnon sur ce point de vue. Un père musicien et toujours rieur ne te comblerait pas de honte. Tu es plongée dans ces réflexions lorsque tu entends soudain une musique. Une lyre. Depuis ta plus tendre enfance, cet instrument t'attire. C'est donc curieux que tu t'approches de l'origine de la musique. A l'entrée des Hauts Tunnels, regardant lui aussi la ville de manière pensive, Dystran - le père d'Ithil - joue pour lui-même. La force de sa musique te fera oublier un moment tes tracas. Décidément la lyre a un effet hypnotisant sur toi ; et le père d'Ithil est définitivement un excellent musicien. Vous converserez un peu. L'amertume te fera échapper quelques paroles franches et dures vis-à-vis de ton existence et plus particulièrement vis-à-vis de ta parenté. Dystran aura alors ces paroles qui, rétrospectivement, furent véritablement le déclic qui te décida à partir." Ton père n'est pas un mauvais bougre. Chacun à ses limites et surtout, chacun à son destin. Je n'ai jamais compris pourquoi les gens s'obstinaient à faire pousser des roses avec des graines de blés… et vice versa ! Sérieusement, la curiosité et l'impétuosité ont du bon. Il faut savoir utiliser les élans de la jeunesse et naviguer sur le fleuve de l'existence selon son rythme. Si je suis du genre à me poser sur un radeau, je parierais que tu es plutôt du genre à choisir une frégate… ou alors, le soleil m'a aveuglé sans que je m'en aperçoive ! "Il réussit à t'arracher quelques rires lors d'une discussion a priori sans queue ni tête comme il s'en faisait parfois une spécialité - au grand damne d'Ithil qui rêvait d'un père exploitant ses talents de manière plus conventionnelle… pour la plus grande gloire de la famille. Premiers pas, premières vagues Ta décision prise, il fallu moins d'un an pour préparer ton départ et rejoindre la surface. Tarek se contenta de te souhaiter bonne chance en te posant une main sur l'épaule. Y'a avait-il seulement une once d'émotion dans sa voix ? Tu en doutes. Tu remontas à la surface. Tu fus tatoué comme la loi des elfes noirs l'exige et ton nom fut inscrit dans le grand registre des sortis. A ta grande surprise, tu fus accueilli avec générosité par les elfes dorés et les elfes noirs vivant là. Ce fut une excellente période d'acclimatation.Tu finis par rejoindre la côte et vécu un temps avec d'autres jeunes elfes noirs et dorés. Certains comme toi, lassés du carcan des profondeurs ; d'autres ayant toujours vécu à l'air libre. Bien sûr, tu redécouvris avec délice les noix de coco et tu passa quelques temps sans autre but que te détendre. Puis tu embarquas sur l'un des navires "pirates" guidés par des jeunes téméraires de la même trempe que toi. Ce fut une période agréable sans chef, ni autorité où tout se décidait collectivement. Ensemble, vous abordèrent des bateaux marchands, surveillèrent aussi un peu la côte à la demande des aînés et vous finirent par quitter le rivage pour aller naviguer de ci de là dans l'archipel des Iles aux Vents. Là, entre combat contre d'autres ruffians des mers, un peu de commerce et surtout un parfum d'aventure et de découverte, tu passas les dernières années de ta jeunesse avant de débarquer sur Stiefel… où tout commença. Les guerriers Ils ont marqué ta jeunesse d'une manière ou d'une autre. Ils possèdent une place dans ton cœur ou du moins dans tes souvenirs. Ils sont tes idéaux, tes modèles et des influences sur ta manière de considérer le combat et de manier les armes : ils sont les guerriers. Tarek - TerekglenhrikTon oncle mais avant toute chose, ton mentor… du moins essaya t-il de l'être. Tu estimes qu'il a autour de 800 ans. Une peau pâle comme rarement chez les elfes dorés. Un visage émacié preuve d'une vie de rigueur et d'ascétisme (faîte entre autre de champignons - pouah !). Des yeux bleu gris clairs en amande, toujours légèrement plissés, comme s'il était toujours soucieux et concentré. Un visage allongé se terminant par un petit menton carré. Une chevelure dorée tenue dans une unique tresse droite (combien de fois as-tu rêvé de la couper lors d'un entraînement). Bien sûr, le port droit, le menton toujours légèrement rentré. Une carrure athlétique mais bien moins impressionnante que nombre de ces compagnons et d'autres guerriers que tu as pu voir par la suite. Ce qui n'illustre en rien ses impressionnantes qualités de bretteur. Maniant deux fines épées longues (forgées "sur mesure" à son intention), il est d'une incroyable efficacité. Sa technique s'appuie sur une excellente souplesse, un déplacement imprévisible qui le rend insaisissable et une excellente précision. Si ta danse de guerre s'inspire en partie de son enseignement, tu n'as pas intégré totalement le principe. De même, as-tu opté pour une voie mitoyenne en ce qui concerne le combat à deux armes. Tarek, du fait vraisemblablement de sa propre nature, n'utilisant pas du tout de force, tu as dû développer ton propre style : à sa grande désapprobation, donc sans son aide. Il utilise parfois des moulinets rapides afin de désorienter l'adversaire, de l'intimider ou de quasiment l'hypnotiser. Mais la plupart de ses mouvements sont purs, sans fioritures certes mais sans panache ni charisme contrairement à bien d'autres guerriers, en particulier parmi le clan Bleu. Tous ses gestes sont comme pensés à l'avance et font de fait, souvent mouche : sans force, juste mortellement précis. EkrionnVa pour Ekrionn… à moins que cela soit Kerionn ? Qu'importe, il reste une référence même si les souvenirs sont vagues. Que dire, ta mémoire flanche sur les détails et Ekrionn ressemblait en bien des points à d'autres guerriers elfes dorés que l'on peut rencontrer au Sud : grand, large d'épaule, des bras puissants couverts de tatouages typiques des Iles du Traquenard, des cheveux argentés sur une peau dorée orangée, des vêtements colorés et amples à l'instar de nombre d'habitants (des IdT)… classique. Sauf en ce qui concerne son visage.Un crâne rasé laissant apparaître la plus longue cicatrice qu'il t'ait été donnée de voir. Partant du sourcil gauche, elle remonte en droite ligne sur le haut du crâne en s'élargissant pour finir à un pouce de la nuque. Typiquement la marque d'une arme du Sud : un crochet ou une longue griffe sûrement. Cette ligne rose lui traversant la tête, sépare les tatouages guerriers des paysages marins tatoués sur l'ensemble de son crâne. Démon à épée, frise de pointes et de lames se disputent chaque centimètre de peau avec les vagues (façon japonaises) et les monstres marins (tu te souviens encore parfaitement de l'énorme bouche de leviathan tatoué au niveau du cervelet, la goutte d'eau sous son œil gauche et les flammes entourant le droit). Un fouillis de symboles à l'image du personnage : fantasque et brouillon. Sauf dans le combat.Là, rien n'est laissé au hasard et si les gestes peuvent toujours paraître désordonnés ou imprécis, c'est peut-être la dernière erreur que fera son adversaire. L'elfe doré possédait un lourd sabre court à lame large muni d'une pointe supplémentaire pour coincer et briser les lames adverses, il accompagnait son sabre d'un cimeterre à lame fine, beaucoup plus rapide. Ekrionn avait une manière bien à lui de se déplacer en combat, effectuant des mouvements amples à tendance circulaire a priori sans fondement, des petits sauts aussi. Tu te souviens de ces acrobaties constantes et de ces vicieux croche-patte qui t'ont fait mangé plus d'une fois le sable. C'était un acrobate hors pair en plus d'être un compagnon de route agréable.Il avait un rire grinçant très particulier et une voix grave éraillée par l'alcool ou une blessure. Car il était recouvert de cicatrices diverses et variées récoltées au cours de nombreux combats. Il te racontait des histoires et des contes des différents coins qu'il avait traversé - avec ou sans ton père, tu ne serais dire. Tu as d'ailleurs retrouvé cette tradition parmi le clan Bleu connu pour sa longue tradition orale et ses veillées collectives où chansons et contes tiennent en haleine l'auditoire pendant de nombreuses heures. Tarik - TarakglanhtarLe souvenir flou d'un père pourtant imposant. Selon toi, il était plus grand qu'Ekrionn. Il portait ses cheveux dorés en petites nattes fines, rassemblés parfois dans une grande queue de cheval au moyen de fils de couleurs vives. Des yeux bleu gris très clairs, parfois rieurs, souvent terribles. Il avait un visage aux traits fins crois-tu. Tu te souviens surtout de son sourire franc et incitatif. Ce que l'homme avait du charisme et savait entraîner ses compagnons à la guerre comme à la boisson ! Peut-être gardes-tu le souvenir incertain d'une harangue particulièrement réussie du paternel, entraînant l'auditoire à faire la fête.Il se battait librement à deux armes ou avec une très longue épée fine et légèrement courbée qu'il affectionnait particulièrement. Tu te souviens de ces entraînements où il faisait vibrer l'air avec force, arrêtant son arme avec précision à quelques centimètres au dessus de ta couche ! Tu ne ressentais alors aucune crainte, juste de l'admiration pour cette lame qui semblait constamment siffler dans le vent.Tu penses qu'il était plus fort que nombre de ses compagnons. Il te soulevait comme une simple plume et te tenait à bout de bras sans effort visible… sans parler de ses claques qui te faisaient parfois littéralement décoller ! |
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